Fraternites locales

Région Nord Pas de Calais

.

Fraternité de Valenciennes - Diocèse de Cambrai

Responsable et Contact :

 Sr Marie Yvonne Le Gall
Tél : 09 81 67 55 15 ou 06 58 09 32 99
Mail : mylegall1@yahoo.fr

Réunion :

Une fois par mois le samedi matin

 Lieu : à la Maison paroissiale.
Contact : Sr Marie Yvonne Le Gall

Décembre 2017, la fraternité de Valenciennes fête son premier anniversaire.

 Joyeuse nouvelle à partager : 
« De la mort est née la vie… Rien n’est impossible à Dieu.»

 

Décembre 2016 : Naissance de la fraternité de Valenciennes.

30 ans après la fondation de la Fraternité du Havre, 6 personnes de Saint Saulve et Valenciennes, se réunissent pour la 1ère fois ;
elles sont profondément concernées par les addictions, de façons différentes.

Merci pour le soutien et la prière de tous les membres de la Fraternité,
pour cette jeune pousse qui a osé germer dans le Nord au cœur de l’hiver.

 2017- Dimanche de la santé, au terme de son homélie,Yannick Begard, diacre, responsable de la Pasorale santé de Cambrai a introduit le témoignage de Bernadette :

...
Comment bénir les toxicomanes, les alcooliques, les schizophrènes sinon parce que l'Eglise leur appartient et qu'elle est le lieu où ils peuvent être ce qu'ils sont sans craindre pour leur dignité...

Bernadette nous a ensuite présentés :

....
Le tabou, la souffrance et la honte sont le lot des personnes malades d’addictions, mais aussi de ceux et celles qui leur sont proches. Et là où il y a souffrance, le Seigneur nous demande d’être une présence et à travers nous Sa Présence…
A côté – je dis bien « à côté » et non à la place - des soins hospitaliers et des associations d’entraide des malades, existe en France, depuis plus de 40 ans, une Fraternité de prière et de partage : la Fraternité St Jean Baptiste. Dans la discrétion absolue et le respect du cheminement de chacun, humblement, elle propose un accompagnement, une écoute, et un soutien spirituel chrétien aux personnes malades et à leurs proches...
...
Nous nous réunissons, une fois par mois, à la Maison paroissiale. Toutes les personnes qui souhaitent nous rejoindre sont les bienvenues.

 

Au long de cette année, de nouveaux membres sont venus nous rejoindre, nous sommes 9 maintenant.

Nous nous sentons vraiment membres d’une famille.

Lors de notre prochaine réunion, début décembre, nous célébrerons l’Eucharistie à l’occasion de notre première bougie. Nous osons chanter :

 « Le Seigneur fait pour nous des merveilles, Saint est son nom ».

Retrouvez le texte intégral de la présentation de Valenciennes

 ***&&&***

Témoignage auprès des détenus de la maison d’arrêt de Valenciennes- Octobre 2017

 

Je m’appelle Xavier[i]. J’ai 48 ans et je suis malade alcoolique abstinent depuis plus de 8 ans.

Cela ne dit pas grand-chose pour ceux et celles qui n’ont pas vécu cette maladie qui peut devenir un enfer sur Terre.

 Le déni de l’alcoolisme est un fléau parce que cela évite de se remettre en question. « Ce n’est pas moi, ce sont les autres qui boivent », c’est un fait, cela évite le face à face avec soi-même et c’est une fuite du problème.
L’alcoolisme est une maladie qui touche toutes les classes de la société. Il ne faut pas juger l’alcoolique, c’est l’alcool qui est un problème, et personne n’est égal face au produit. 
Pour ceux qui s’en sortent, c’est une Résurrection dans le sens sacré du mot.  Grâce aux diverses associations et notamment les AA que j’ai fréquenté et depuis peu la Fraternité Saint Jean-Baptiste, j’ai découvert que la vie pouvait être un cadeau et reconnaître que Dieu y est pour quelque chose dans la voie de « guérison ». 
J’ai la chance de partager avec la Fraternité et d’y puiser des forces. Les « amis » ont disparus mais au moins je vis l’amitié avec plus d’intensité. Aujourd’hui, je peux dire que je reviens de très loin, l’alcool est dangereux pour la santé et… peut tuer, comme on peut faire n’importe quoi sous l’emprise du produit qui est la drogue la plus dure. Non seulement elle détruit le corps mais également l’esprit malheureusement de façon irréversible.

 Malgré ce constat très dur et pour ceux qui ne s’en sortent pas, il y a toujours l’espoir de guérir en se faisant aider par des structures spécialisées mais aussi ne pas rester seul, se libérer par la parole, avoir le courage d’aller vers les autres sans oublier la prière qui peut être efficace. Le temps et la patience sont les meilleures armes pour venir à bout de cette maladie.


Retrouvez le texte intégral de ce témoignage

 


Octobre 2017

 



[i] NDLR : le prénom a été changé pour respecter la confidentialité.