S’informer sur la maladie

S’en sortir                                                               nonmerci

 

La maladie de l’alcool n’est pas une fatalité.  Elle se soigne.


On peut se rétablir. Une vie nouvelle et heureuse est possible, sans alcool. Sans alcool, on apprécie  de ne plus avoir à mentir, de retrouver petit à petit l’estime de soi, de regagner la confiance de ses proches.

Si parfois on entend dire que certains peuvent de nouveau maîtriser leur consommation d’alcool et en boire un peu, l’expérience et la sagesse nous conduisent à conseiller l’abstinence totale à ceux qui sortent de la dépendance.

 

Les malades alcooliques ne sont pas coupables !

Les malades alcooliques ne sont pas coupables, mais ils sont responsables de leur traitement et ils sont les seuls à pouvoir choisir leur vie. C’est leur liberté.  Et nous, soignants et entourage, nous devons leur laisser ce choix et ne pas décider à leur place. Quel travail ! ». Dr I. Sokolow, lors de l’AG 2011.

 

Un déclic .

Un déclic créé par un événement, une rencontre va permettre une réflexion et le début d’un travail de libération avec l’aide de personnes de confiance assurant thérapie et soins.

 

Le sevrage nécessite un soutien.

Le sevrage nécessite un soutien médical, social, psychologique mené en compagnie de professionnels spécialistes. « Notre rôle est de permettre à la personne de sortir du déni et de parvenir à une abstinence totale, car il s’agit d’une maladie qui s’inscrit à vie. Cela, ce sont les malades qui nous l’ont appris » Dr Marion HUSSON, médecin alcoologue au centre hospitalier Louis Sevestre (près de Tours) lors de l’AG 2012

 Dans son cheminement vers la guérison, le malade peut « rechuter ». On préfère d’ailleurs aujourd’hui parler de réalcoolisation. Ce n’est pas un drame. La persévérance dans le soin va permettre d’espacer ces réalcoolisations et de retrouver l’espérance de reprendre une vie « normale ». L’abstinence ne supprime pas les problèmes, mais elle permet de mieux les gérer

 Dans le traitement, l’aide des groupes néphalistes  ou groupes d’anciens buveurs constitue le meilleur soutien dans la durée face aux risques de rechute. Il est en effet indispensable que les patients alcooliques se rencontrent pour accepter la maladie, s’aider à échapper à la culpabilité, mais aussi pour se responsabiliser. On ne dira jamais assez qu’à chacune de ces étapes, il ne faut pas rester seul. La participation à un groupe d’entraide aide à comprendre sa maladie, à entrevoir que d’autres s’en sortent et qu’une vie heureuse, libérée de l’alcool est possible.

 

Fiche RAVMO n°10 « Je veux arrêter l’alcool, que va-t-il se passer ? »
Réseau Addictions Val de Marne Ouest : http://www.ravmo.org/